La propriété, c’est le vol !

C’est une phrase provocatrice pour commencer cette présentation. Selon, Marx et Engel, l’accompagnement des serviteurs dans la tombe des monarques seraient à l’origine de la propriété privée, de l’esclavage et de la lutte des classes sociales. Mais, en effet, pourquoi acheter et posséder un bien ? Quels types de propriété ? Dans une époque, où les biens communs commencent à être valorisés avec par exemple, le covoiturage, l’offre d’équipement temporaire d’électroménager, mutualisation de matériel de bricolage, les laboratoires associatifs… Les initiatives se multiplient et réinventent intimement notre rapport à la propriété en dessinant les contours d’une économie qui s’annonce plus dématérialisée et plus circulaire. Ce partage et cette mutualisation ont un rôle central à jouer dans la construction d’un autre type de société. Cependant, où se placent la propriété intellectuelle ? La paternité d’une oeuvre d’art ou d’une invention ? La propriété intellectuelle consiste à protéger les inventions (brevet) et les œuvres (droit d’auteur) en conférant des droits exclusifs aux inventeurs et aux auteurs sur l’exploitation économique de leur production intellectuelle. Comment faire autrement ?

Le deuxième instant philo de l’année a eu lieu en présence d’un juriste, Léo Roques et d’un philosophe, Luc Foisneau.